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Hommage à Cheikh Abdelhamid Kishk

19 décembre 2009 | 23 commentaires | 10 884 visites | Divers

Assalam `alaykoum wa rahmatou Allah wa barakatouh,

Cheikh Abdelhamid Kishk est l’un des plus célèbres prédicateurs et imams du vingtième siècle du monde arabo-musulman.

Il est né le 10 mars 1933 à Shabrakhît en Egypte et il a appris le Noble Coran en entier très jeune (à l’âge de dix ans selon certaines sources) et il perdit la vue très jeune. Il rejoigna al-Azhar dés le primaire et jusqu’à l’université où il se classait premier de sa promotion tous les ans. Il décrocha son diplôme des Fondements de la Religion (Usûl Ad-Dîn) de la faculté d’al-Azhar en 1962. Chaque année, les majors de promotion étaient retenus pour enseigner à Al-Azhar. Mais l’année du chaykh fut une exception: personne ne fut retenu. On lui assigna la mission de prédicateur dans plusieurs mosquées au Caire, mais son expérience sur le Minbar avait commencé bien avant puisqu’il a commencé à prêcher dés l’âge de 12 ans dans sa commune Shabrakhît.

Sheikh Kichk était un prédicateur très actif. Il fit de la mosquée un véritable centre d’éducation publique. Il dispensa, pratiquement tous les jours, des cours d’interprétation du Coran et il enseigna la vie du Prophète, la jurisprudence et la théologie. Sa renommée était en constante croissance. Il raconte que la première fois où il fit le sermon du vendredi dans sa mosquée, l’audience ne constituait que deux rangs. Très vite, les cafés, les rues et les commerces devenaient déserts lorsque chaykh Kichk donnait une leçon dans la mosquée, devant une audience sans cesse croissante. Il fut transféré à une grande mosquée du Caire, la Mosquée de ‘Ayn Al-Hayâh (source de vie) où sa renommée atteignit des sommets.

Cheikh Kichk était caractérisé par un style unique et saisissant dans la prédication. Son éloquence, la force de sa voix, la beauté de son style, la sincérité de ses propos ouvraient les cœurs de l’audience. A son écoute, les cœurs débordaient d’émotion.

En 1965, un messager du gouvernement lui demanda de déclarer publiquement que Sayyid Qoutb était un apostat. Chaykh Kichk, qui avait beaucoup de respect pour la pensée de Sayyid Qoutb, fut emprisonné pour avoir refusé l’ordre du gouvernement. Il dénonça haut et fort les abus du gouvernement malgré les terribles tortures qu’il a subies pendant trois ans en prison. Sa tristesse fut énorme quand il apprit, depuis sa cellule de prison, l’exécution de Sayyid Qoutb en 1966.

Sous la présidence d’Anouar el-Sadate, qui voulait liquider toute opposition, chaykh Kichk fut emprisonné une deuxième fois. Cette fois, son séjour en prison fut court et il retrouva la liberté après l’assassinat du président. Suite à sa libération, il fut interdit de prédication. Il se retourna alors vers l’écriture d’ouvrages islamiques. Parmi ses écrits:

  • Les voies du Salut ;
  • Les jardins du Paradis ;
  • L’éducation des âmes ;
  • Ceux qui ont une âme apaisée ;
  • La vie de l’être humain ;
  • Des images de la grandeur de l’islam ;
  • Une guidance pour le Serviteur ;
  • La guérison des cœurs ;
  • Des vérités concernant l’âme ;
  • Un discours du cœur ;
  • La prière, la couronne des cultes ;
  • L’Islam et les principes d’éducation ;
  • La guidance et la lumière.

Le jour de son décès et comme à son habitude avant d’aller à la prière du vendredi, il fit ses ablutions et quelques prières surérogatoires pendant lesquelles il décède prosterné.

Et voici un hommage en vidéo de plusieurs savants de notre époque à cet homme.

source de l’introduction : wikipedia (arabe et français)

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